Les voyages forment la jeunesse
Je suis donc partie une petite semaine en Normandie histoire de faire le plein de courage et de motiv' pour le dernier mois de mon stage. Je ne vais pas m'épancher sur ces quelques jours, puisque ce n'est pas vraiment le sujet du blog, mais le but était de faire un peu de vélo, de tremper les pieds dans la Manche et pourquoi pas de se balader un peu dans le dunes. Résultat, après un premier jour plutôt réussi et une belle balade en vélo, un deuxième jour pluvieux musée et plage du débarquement, je me suis joliment tordu la cheville le troisième jour (juste après avoir testé la température de l'eau de la Manche). La suite des vacances a donc été bouquinage, sieste et boîtage…
Mais le thème de ce post, c'est plutôt le voyage. Parce que, comme les voyages forment la jeunesse, et qu'après tout, je suis en stage pour me former, je n'ai pas reculé devant une dizaine d'heure de train aller, et une dizaine d'heure de train retour.
Je ne l'ai sûrement pas assez dit, mais c'est vraiment la loose pour préparer un voyage en train international quand on est en Allemagne. Premièrement et tout simplement parce que le train en Allemagne (tout comme tous les transports en communs d'ailleurs), c'est super cher, et ensuite parce que l'union européenne, pour faire circuler les capitaux, c'est la fête, mais pour simplifier la vie du petit étudiant français, beaucoup moins. Tout simplement parce qu'il est impossible de se faire envoyer ses billets sncf achetés par internet en Allemagne (la possibilité est visible sur le site, mais dès que tu choisi Allemagne comme pays de réception des billets, ça bugue ! bizarre non ?), ensuite parce que si tu veux acheter tes billets sncf au guichet de la DeutscheBahn (la sncf allemande), ils te font payer la réservation, et ne connaissent pas le -50% de la carte 12-25. Ils se limitent aux -25% de Railplus, ce qui est bien, mais pas top. Sans oublier que les billets allemands ne se compostent pas, alors je ne sais pas comment le prendrai un contrôleur français. Bref.
Après avoir étudié tous les trajets, réduction et horaires possibles, j'ai opté pour un Mannheim-Cologne (ouioui, je descends en France, mais comme rien de m'arrête, je commence par monter vers le nord pendant deux bonnes heures). Donc un Mannheim-Cologne tout gentil qui suit bien le long du Rhin sans excès de vitesse (histoire de revoir un coup la Lorelei, et surtout d'économiser 15€ par rapport au prix de l'ICE [TGV]. Ce billet là, rien de plus simple que de l'acheter au distributeur à la gare. (avec une petite reduc parce que j'ai pris le retour en même temps, en ICE cette fois ci, j'avais pas le choix si tard le soir). Donc, Mannheim-Cologne aller-retour, une bagatelle de 70€, avec 25% de carte 12-25 plus le prix pour l'aller retour.
A Cologne, à part la cathédrale, ce qu'il y a de bien, c'est le Thalys. Pour les incultes, le Thalys, c'est un TGV qui fait Paris-Bruxelle en une grosse heure (où il parait qu'on peut croiser Poolveorde, mais bon, je n'étais pas en première…). Et puis ensuite, le Thalys, il prend son petit rythme de croisière sur des lignes qui ne sont pas à grandes vitesses, et il va à Liège, à Aix la Chapelle et Cologne, ou, si on préfère, Amsterdam. Et bien sur, c'est tout ce qu'il y a de plus privé comme compagnie, un peu du genre Eurostar. Alors, l'avantage du Thalys, c'est que leur site internet à eux, il ne bugue pas. Et quand tu choisis Allemagne comme pays de réception des billets, ben ça marche. Donc j'ai reçu un petit mot doux de cette charmante compagnie dans ma boite aux lettres, accompagné de deux billets Cologne-Paris Nord et Paris Nord-Cologne, pour la modique somme de 111€. Tout ceci donc, pour un Cologne Paris en 4h30, agrémenté de la voix de l'hôtesse de l'air qui remercie chacun d'avoir voyagé avec Thalys, en Allemand, Français, Néerlandais (fleudeublu pour les intimes) et anglais. Au bout de 15 remerciements dans les quatre langues, je la lui aurais fait avaler, sa langue… Surtout quand je sais que mes 111€ ont servi a payer cette charmante voix off, ainsi que la non moins charmante demoiselle qui m'a indiqué que la place 26 était sur ma droite en montant dans le wagon. Merci mademoiselle… j'aurai préféré avoir plus de place pour mes jambes… ou… pourquoi pas payer moins cher !!!
Bref, me voila à Paris, parée avec mes ticket de métro pour choper le bon RER E qui va m'emmener juste à temps gare Saint Lazare pour choper le Paris-Carentan (Charmante bourgade manchoise où le C8 de ma môman va me conduire gratuitement jusqu'à mon lit). Le billet Paris-Carentan, en bon billet français, ne coûte que 17€ pour 4h de corail, et m'a été gentiment envoyé par mon pôpa qui l'a acheté au guichet sncf de la gare de Moulins et me l'a ensuite envoyé avec un joli petit timbre… Rien de mieux que la débrouille ancienne version, quand la technologie boycotte les envois internationaux et les horaires de correspondances ne me laissent pas le temps de me battre avec le distributeur pour retirer sur place un billet déjà réservé.
Et walla, je suis arrivée ! Même chose au retour en boitillant, avec tout de même de la marge à Paris pour changer de gare et manquer de me faire l'autre cheville en boitant dans les escaliers du métro (mais comment font les vrais handicapés !?!).
Comme ce post était fort passionnant, je suis persuadée que vous adoreraient le prochain qui traitera de l'ICE allemand (ce qui devait, à l'origine, être le sujet de ce post-ci, mais je blablate, je blablate...)